Épisode #10

Mistral lève 3 milliards. Nvidia facture autant en 3,5 jours

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Mistral lève 3 milliards : record européen ou révélateur de notre dépendance ?

En septembre 2026, Mistral AI a levé 3 milliards d'euros en série D, la plus grosse levée technologique privée jamais réalisée en Europe. Sur le même trimestre, Nvidia a déclaré 96,2 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Converti en dollars, le tour de Mistral représente environ 3 jours et demi de facturation de Nvidia.

La comparaison est volontairement brutale, et elle est contestable : on met face à face un capital levé en une fois et le flux commercial trimestriel d'un fournisseur mondial. Ce ne sont ni les mêmes échelles ni la même nature de flux. Mais elle pose la seule question qui compte pour l'Europe : avons-nous un problème d'argent, ou un problème de flux, de vision et de commandes ?

Ce que finance réellement cette levée

  • Série D = 5e tour (amorçage, A, B, C, D). Mistral a démarré en 2023 avec un amorçage de 105 M€ sur une valorisation de 240 M€.
  • Série A en décembre 2023 (385 M€), série B en juin 2024 (600 M€), puis 1,7 milliard en septembre 2025, déjà record européen à l'époque.
  • Un an plus tard, 3 milliards et une valorisation passée d'environ 11,7 à plus de 21 milliards d'euros.
  • C'est de l'equity, pas de la dette : cet argent finance le futur de l'entreprise, pas seulement des actifs matériels.
  • Au capital : Samsung Electronics (gros ticket sur cette série D), des fonds gérés par BlackRock, ASML, Andersen Horowitz, le Grand-Duché du Luxembourg, BNP Paribas, Bpifrance, Advent.

Autrement dit : ce n'est pas un échec. 1 000 salariés en trois ans et demi, un objectif d'un milliard de revenus récurrents, des clients comme CMA CGM, Airbus, ASML. Une entreprise qui facture, pas une promesse vide.

Le vrai problème : Mistral est la première et la deuxième plus grosse levée européenne

Le record est spectaculaire surtout parce qu'il est solitaire. Le deuxième plus gros tour européen, c'est aussi Mistral. Une économie de 27 États censée être le plus gros marché du monde en valeur devrait produire un événement de ce type chaque semaine, pas une fois dans une vie d'écosystème.

En parallèle, l'Europe envoie environ un milliard d'euros par jour aux GAFAM en achats logiciels, cloud et publicité. La question n'est donc pas seulement "combien lève-t-on", mais où part la valeur que nous créons.

Le pivot Mistral : du modèle frontière à l'infrastructure

Le glissement stratégique est net : Mistral distribue désormais des modèles chinois (Qwen) sur son infrastructure et pousse le cloud plus que le modèle frontière européen. C'est probablement pour cela que la levée réussit : Samsung n'investit pas dans une promesse de modèle souverain, il investit dans des data centers et de l'infrastructure en dur, qui coûtent des milliards, et dont les GPU s'achètent... chez Nvidia.

Faut-il y voir un aveu de faiblesse ? Plutôt un choix rationnel. Mistral n'a pas abandonné l'IA : elle a abandonné la course aux modèles frontières généralistes, pour se concentrer sur des modèles métiers ultra-spécifiques (routage, logistique, industrie) et sur la couche infrastructure. Le risque assumé : devenir une ESN à forte valeur technologique plutôt qu'un champion grand public. Et pour jouer réellement dans la cour des grands, il faudrait lever non pas 3 milliards, mais 30.

Hugging Face rachetée 13 milliards : l'histoire qu'on raconte mal

Pendant que Mistral lève 3 milliards, Nvidia pose 13 milliards sur la table pour Hugging Face, fondée par trois Français. Mais Hugging Face n'a jamais été une entreprise européenne : née à New York, américaine dès le premier jour, financée exclusivement par des capitaux américains et internationaux. Aucun investisseur français au départ, notamment parce que le produit initial (un chat pour ados, façon Snapchat) n'annonçait pas la plateforme de l'IA open source.

Le signal positif existe quand même : des talents formés en France, des salaires créés en France, et un capital qui peut revenir se réinvestir en Europe, avec un cadre fiscal qui encourage le remploi. Ce qui manque, c'est la fondation : la French Tech ressemble encore trop à un beau décor en carton, sans structure pour transformer les sorties en filière.

11 % : le chiffre qui explique tout

Un sondage récent est sans appel : seulement 11 % des dirigeants français citent la souveraineté comme critère de choix. Mais 27 % se disent sensibles à la maîtrise de la donnée, et environ 15 % la jugent importante. C'est le même sujet, avec un vocabulaire différent : nous avons donc autant un problème de communication qu'un problème politique.

À cela s'ajoute un déficit de performance réel. Les solutions souveraines ne sont, en moyenne, ni moins chères, ni plus sûres, ni mieux faites, ni plus stables. Personne ne paie plus cher pour un principe.

> La souveraineté ne perd pas parce qu'elle est inutile. Elle perd parce que personne n'arrive à la justifier dans un bon de commande.

Et la préoccupation numéro un des dirigeants aujourd'hui reste la cybersécurité, pas la localisation des modèles.

La logique de la colonie numérique

Prenons le e-commerce, cas d'école : un marchand crée de la valeur en France, vend en Europe, puis reverse un pourcentage à sa plateforme, un autre aux GAFAM pour la publicité, un autre à Visa et Mastercard pour le paiement. À la fin, la valeur qui devait irriguer l'économie locale s'évapore. Sur le moment, chaque choix est rationnel. À dix ans, c'est une fuite structurelle : on vend l'eau qu'on boit, puis un matin il n'y a plus d'eau.

ASML, l'exception que l'Europe n'exploite pas

L'Europe détient pourtant une clé : ASML, aux Pays-Bas, fournisseur quasi unique des machines de lithographie EUV (ultraviolet extrême) indispensables aux semi-conducteurs de pointe. Un monopole de fait, sans concurrent sérieux. ASML est même investisseur de Mistral (plus de 10 % du capital).

Que fait l'Europe de ce levier géopolitique ? Rien. Aucune commande publique massive pour amorcer une filière de puces européennes, alors que le plus gros client d'ASML est probablement Nvidia. Des PME européennes excellentes existent (serveurs, composants), mais restent des PME, invisibles sans être spécialiste du sujet. Et même cette exception a sa dépendance : certains matériaux critiques viennent d'une mine unique, aux États-Unis.

Ce qui manque : un Shenzhen européen, pas des briques isolées

Shenzhen et la Silicon Valley ne sont pas apparues spontanément. Les États ont décidé, financé, commandé, puis l'écosystème s'est auto-alimenté. L'Europe, à l'inverse, traite chaque brique comme une fin en soi. Même nos réussites industrielles, Airbus, Arianespace, ont été construites en répartissant des morceaux entre pays plutôt qu'en concentrant une filière. Et Arianespace, en avance spectaculaire, s'est fait dépasser faute d'avoir cru à la récupération des lanceurs.

Nvidia, à l'inverse, finance ses propres clients qui rachètent ses GPU : un circuit fermé qui auto-alimente la filière. C'est exactement la cohésion qui nous manque.

Les signaux positifs existent : Mistral, ASML, OVH, Cyberfolks (désormais visible en Europe de l'Ouest via le rachat de PrestaShop), et même Lidl, dont le propriétaire investit environ 5 à 6 milliards dans un data center en Allemagne, en transformant son informatique interne en plateforme commerciale, exactement la trajectoire d'AWS. Un distributeur discount a compris avant beaucoup d'industriels que la data se garde.

Mais tout le monde prend le même train en même temps : monter, exploiter et rentabiliser un data center est un métier, et beaucoup vont brûler du cash dans un savoir-faire qu'ils n'ont pas.

Notre conclusion : le canard sans tête

Nous disions en juin qu'il nous restait deux ans. Un gros trimestre a passé. Les entreprises avancent ; l'Europe, en tant qu'institution, n'a rien produit. Pas de capital massif, pas de commande publique stratégique, pas de vision : on ne sait ni où on va ni pourquoi. La Chine, elle, a des plans quinquennaux, avantage structurel d'un modèle non démocratique, et elle crée le terreau des écosystèmes.

Il ne s'agit pas de refuser le progrès ni de sombrer dans le déclinisme à la romaine. Il s'agit de choisir : rester le fournisseur industriel d'un empire, ou devenir celui qui s'équipe et réinvestit. Il y a des lumières. Il va falloir souffler très fort dessus.

Questions fréquentes

Combien Mistral AI a-t-elle levé en 2026 et à quelle valorisation ?

Mistral AI a levé 3 milliards d'euros en série D, la plus grosse levée technologique privée européenne, avec une valorisation passée d'environ 11,7 à plus de 21 milliards d'euros en un an. Samsung Electronics a pris une part importante de ce tour, aux côtés de fonds gérés par BlackRock, ASML, BNP Paribas et Bpifrance.

Pourquoi comparer la levée de Mistral au chiffre d'affaires de Nvidia ?

Sur son dernier trimestre, Nvidia a réalisé 96,2 milliards de dollars de chiffre d'affaires : les 3 milliards de Mistral équivalent à environ 3 jours et demi de facturation. La comparaison n'est pas rigoureuse (capital levé contre flux commercial), mais elle illustre l'écart de puissance de financement entre l'Europe et les acteurs américains de l'IA.

Mistral a-t-elle abandonné ses propres modèles d'IA ?

Mistral n'a pas abandonné l'IA mais la course aux modèles frontières généralistes. L'entreprise distribue désormais des modèles chinois sur son infrastructure, monte vers le cloud et l'infrastructure, et se concentre sur des modèles métiers très spécifiques pour des clients comme CMA CGM, Airbus ou ASML.

Pourquoi la souveraineté numérique ne se vend-elle pas aux entreprises ?

Seuls 11 % des dirigeants français citent la souveraineté comme critère de choix, contre 27 % sensibles à la maîtrise de la donnée : c'est le même sujet avec un autre vocabulaire. À cela s'ajoute un déficit de performance et de prix réel. La souveraineté ne perd pas parce qu'elle est inutile, mais parce qu'elle ne se justifie pas dans un bon de commande.

Hugging Face est-elle une entreprise européenne ?

Non. Fondée par trois Français formés en France, Hugging Face est née à New York et est américaine depuis le premier jour, financée par des capitaux américains et internationaux. Son rachat annoncé par Nvidia pour environ 13 milliards de dollars n'est donc pas une sortie européenne, même si les talents et le capital peuvent se réinvestir en Europe.

Quel est le rôle d'ASML dans la souveraineté européenne de l'IA ?

ASML, aux Pays-Bas, est le fournisseur quasi unique des machines de lithographie EUV indispensables aux semi-conducteurs avancés, sans concurrent sérieux, et détient plus de 10 % de Mistral. C'est le principal levier géopolitique européen, mais il n'est adossé à aucune commande publique massive destinée à créer une filière de puces européenne.

Pourquoi Lidl investit-elle dans un data center ?

Le propriétaire de Lidl investit environ 5 à 6 milliards d'euros dans un data center en Allemagne, transformant son informatique interne en plateforme commercialisée, la trajectoire suivie par Amazon avec AWS. C'est un signal positif pour le cloud européen, mais exploiter et rentabiliser des data centers est un métier à part entière.

De combien de temps l'Europe dispose-t-elle pour rattraper son retard sur l'IA ?

Nous estimions en juin qu'il restait environ deux ans. Un trimestre plus tard, les entreprises avancent mais l'Europe institutionnelle n'a rien produit de structurant : ni capital massif, ni commande publique stratégique, ni filière intégrée façon Shenzhen. Le choix est simple : rester le fournisseur industriel d'un empire, ou devenir celui qui s'équipe et réinvestit.

Transcription
00:12:51 Thomas Rayrat Cette semaine, Mistral lève 3 milliards d'euros, C'est la plus grosse levée technologique privée jamais réalisée en Europe, Un record historique. Mais sur son dernier trimestre, Nvidia a réalisé 96, 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Convertir les en dollars les 3 milliards de Mistral représente 3 jours et demi de chiffre d'affaires d'nvidia 3 jours et demi. Alors est ce une victoire européenne ou la preuve qu'on joue toujours plus dans la meme catégorie? T'en penses quoi, Christophe? 00:13:23 Speaker 2 Bon, t'as tu démarres avec des chiffres un peu putaclic, Jeune homme, tu fais une comparaison spectaculaire, Mais ils sont précis. Tu prépares d'un tu compares d'un côté d'une capitale levée en une seule fois par une entreprise avec le chiffre d'affaires trimestriel d'un fournisseur mondial. C'est quand même pas les mêmes flux, C'est pas les mêmes échelles. Et si on s'arrête juste à ton introduction, On transforme quand même une vraie réussite de Mistral en fausse humiliation. Donc l'écart il est réel, Je vais pas le nier, Mais je voilà, je suis pas sûr qu'il faut qu'on le nomme comme ça. 00:13:56 Speaker 2 Voilà, c'est un rythme de financement, C'est pas une valeur d'entreprise. Donc voilà, je préfère qu'on se le dise tout de suite plutôt qu'on se fasse allumer tout de suite dans les commentaires. 00:14:06 Thomas Rayrat Non mais c'est vrai, je compare pas les performances de 2 entreprises, Je compare la capacité de financement si tu veux un peu global et pour la prochaine étape d'un côté. Bah, on est en train de dire Waouh, Regarde, c'est le record européen, Et cetera. Il a fallu des dizaines d'investisseurs, Un tour de table exceptionnel et de l'autre, Certes, un leader mondial de la facture, Parce que je pense que aucune entreprise n'arrive à facturer 96 milliards en un trimestre. Mais clairement, 00:14:37 Thomas Rayrat Là, on a, on a vraiment un écart quand même qui se creuse, Qui se creuse, qui se creuse donc. Tu penses que c'est encore vraiment une victoire pour Mistral ou pas tant que ça? Parce que moi ça me fait enfin ça me fait flipper.? 00:14:52 Thomas Rayrat Quoi. Si vraiment le enfin partout on lit, C'est la plus grosse levée de l'histoire de l'Europe, On parle pas de la France, 00:15:00 Speaker 3 De l'Europe. 00:15:00 Speaker 2 Ouais, et tu sais qui était la 2e juste derrière?? Bah non, bah c'est Mistral, C'est déjà Mistral donc ils ont 2 premières plus grosses levées. Pour la petite histoire, je me suis amusé à. À regarder ça et je vais les je vais te te donner ça alors juste parce que j'en profite pour expliquer, Puisque c'est expliquer que c'est une levée de type D en equity. Alors je sais pas si c'est clair pour tout le monde. Donc D ça veut juste dire c'est le 5e tour, Y a un tour d'amorce, Puis y a eu une série A, 00:15:31 Speaker 2 C'est le premier tour des investissements, La série B, série C, Série D. Donc en fait, déjà ce qu'il faut bien comprendre, C'est que ce cette énorme levée de fonds, Donc c'est le 5e tour pour Mistral. Donc ça a commencé en 2023 avec un premier amorçage à 1050. Pour INFO, à l'époque Mistral était valorisé 240. Ensuite il y a eu décembre 2023 la série A donc 3850, Juin 2024 la série B 60, Septembre 2025 1, 00:16:02 Speaker 2 7 milliards. Et donc déjà à l'époque c'était la plus grosse. Et du coup septembre 2026, Un an après la série D 3 milliards et donc avec une valorisation qui est passée en un an. De 11, 7 milliards à plus de 21 milliards dans cette dans ces opérations là. Donc c'est pas non plus complètement un un échec. Après il faut regarder un petit peu qui aujourd'hui est dans le capital complet. Donc évidemment cette série D c'est Samsung Electronics qui a pris une grosse part du gâteau. 00:16:32 Speaker 2 Il y a eu du mais avant on a vu d'autres personnes comme du Advent des fonds. Géré par BlackRock, Le Grand Duché du Luxembourg, Andersen Horowitz, ASML. On en reparlera aujourd'hui dans la discussion, BNP Paribas, Bpifrance. Enfin, tu vois, y a de quand même de très nombreux acteurs qui sont qui ont mis de l'argent dans le pot. Donc, est-ce que il faut dire OK, C'est que dalle ou c'est quand même beaucoup? C'est quand même beaucoup et c'est quand même beaucoup parce que ce que ça finance ici, 00:17:06 Speaker 2 Quand on dit equity. Ça finance vraiment de l'investissement, Ça finance pas de la dette parce que des fois tu as des levées de fonds qui sont là pour financer de la dette sur tu vois des choses matérielles, Des data centers, et cetera. Ici, On finance vraiment du le futur de Mistral, Donc c'est pas non plus complètement nul. Tu vois, on peut pas avoir juste une lecture négative en se disant c'est 333 jours de chiffre d'affaires de Nvidia. 00:17:31 Thomas Rayrat Non, moi c'est après ça reste un. Je peux te donner un autre chiffre. Mais pourquoi ça reste pour moi. 00:17:38 Thomas Rayrat La plus, Le plus brillant échec européen, C'est que un milliard, Un milliard tous les jours, L'Europe, les le les l'Europe, Donc les entreprises, Les institutions européennes, Tous les jours envoient un milliard de CA aux GAFAM. C'est ce qu'ils achètent tous les jours. On achète un milliard aux GAFAM et donc tu te dis mais du coup, Ils ont ramé pour aller chercher 3 milliards de plus. Là où tu dis que c'est de l'equity, 00:18:10 Thomas Rayrat Là c'est là où je où où pour moi Mistral ne fait plus de l'i. A depuis longtemps et heureusement qu'ils ont pas mis d'i. A dans leur nom. Il y a plus de modèle de Mistral et ils ont lâché l'affaire. Ils sont provider de modèles de modèles chinois et pour le coup. Ils descendent sur une stratégie vers le cloud et l'infrastructure justement, Et donc cet argent-là, Et je pense que c'est d'ailleurs pour ça qu'ils arrivent à lever et qu'on le dit pas assez fort. C'est que si ils arrivent à lever auprès de Samsung et compagnie, 00:18:43 Thomas Rayrat C'est parce que ils lèvent pas sur la promesse de on va faire des modèles d'i a frontière européens et donc ça Samsung s'en tamponnerait le coquillage, Non?? Par contre, c'est on investit dans des infrastructures en dur de data center et là il faut bah un paquet de milliards parce que bah parce que ça coûte, Ça coûte cher à installer, Qu'il faut les acheter encore à Nvidia. et. Et clairement, La feuille de route de Mistral, Elle a elle s'est beaucoup adaptée et elle a beaucoup changé. 00:19:18 Thomas Rayrat Donc, c'est pas un échec. Bien sûr, faut pas cracher dans la soupe, mais moi j'ai quand même un goût amer. 00:19:26 Speaker 2 Faut quand même faut quand même garder quand même en tête. Certes, tu le relativises avec les chiffres, Mais c'est pas une promesse vide complètement. Mistral, c'est une entreprise qui facture. Et aujourd'hui, je suis d'accord avec toi, Elle utilise cette levée de fonds pour changer de couche. Tu as raison. Aujourd'hui, Mistral aa mis l'i. A un peu de côté. Finalement, l'aveu de l'aveu de faiblesse, Entre guillemets, dans tout ça, C'est clairement que le jour où Mistral se met à vendre du COEN, C'est il y a quelques semaines. OK, on a abandonné les modèles européens, 00:19:58 Speaker 2 On a compris qu'on avait pas les modèles les plus puissants et on vend du COEN à la place dans les infrastructures Mistral. Malgré tout, c'est 1000 salariés en 3 ans et demi, C'est un objectif d'un virgule d'un milliard pardon de revenus récurrents. C'est des clients comme CMCGM, Airbus, ASML, Et cetera. Donc c'est pas juste un objectif, C'est aussi déjà un un résultat. Il y a des industries de ce niveau-là qui sont c'est pas des promesses vides quoi si tu veux donc. 00:20:29 Speaker 2 Et en vrai le vrai problème de ta de ta lecture. De Mistral est la plus grosse levée de fonds européenne jamais enregistrée, C'est que c'est surtout c'est que c'est la seule puisqu'en fait le 2e c'était aussi Mistral. Donc tu vois, si on devait pour moi pointer un truc, Alors la stratégie de Mistral est et je pense qu'ils ont raison aujourd'hui d'aller dans le sens dans lequel ils vont. Je suis pas sûr que ça soit un aveu de faiblesse de dire on s'est planté sur les autres sujets, C'est que les sujets on pourrait peut être pas les atteindre, On pourrait peut être plus y aller. 00:20:59 Speaker 2 Donc, il y a une réorientation du truc. Le vrai sujet, c'est qu'elles sont les seules aujourd'hui. 00:21:05 Thomas Rayrat Ouais, c'est les seuls. Parce que bah quand on a des quand on a des possibles, Des possibles champions et que bah en fait on a un pas la thune et 2 pas la confiance. Et je prends le cas de pendant que tu as Mistral qui lève 3 milliards, Bah tu as Nvidia qui me pose qui pose instantanément sur la table 13 milliards pour racheter, Alors je sais pas comment ça se dit. Hugging Face, Pardon, fondé par 3 Français. 00:21:36 Thomas Rayrat Alors, j'ai envie de te dire, Et merde, encore un champion européen et français qui s'est, Et ben non, ballot, Parce qu'en fait il pouvait pas être en France, Donc ils ont été, ils ont-ils sont partis aux US il y a longtemps. 00:21:47 Speaker 2 Ben, on peut pas refaire l'histoire. Ils ont fait leurs études en France, les 3 Français en question, Mais Hugging Face n'a jamais été ni français ni européen. C'est né à New York, C'est américain depuis le premier jour, Ça a été financé par. Des fonds américains ou internationaux, Y a pas eu 0, 01 au départ de Français qui ont mis de l'argent là-dedans. Et finalement, Pourquoi y a pas un Français qui a mis de l'argent au départ là-dedans? Parce que le là aussi chez Hugging Face,? 00:22:12 Speaker 2 Le modèle il a énormément changé entre le démarrage et aujourd'hui. Au Au début, c'était un espèce de Snapchat, Quoi, si tu veux, c'était un chat, Un chat pour ados et on a dérivé vers la plateforme des IA open source et c'est pour ça que les Français, Si tu veux, ils ont pas vu. Ils ont pas eu le nez de voir la trajectoire à l'époque, Ils ont vu un outil, mais ils ont pas vu la trajectoire qu'ils pouvaient ailleurs. Mais est-ce qu'ils pouvaient l'avoir?? 00:22:35 Thomas Rayrat Voilà, ouais, le plus triste là-dedans, C'est que par contre, tu sais que ils ont énormément, Énormément de salariés français, Ils ont énormément d'équipes encore en France. Et pourquoi je dis c'est le plus triste de l'histoire, C'est que ces gens-là ils vont-ils vont devenir millionnaires ou ils enfin ils sont devenus millionnaires du jour au lendemain parce que ils ont des parts dans la boîte. Et donc là. On aurait grâce à ce rachat à 13 milliards, On a le tissu, Donc on a des gens, Des Français qui sont encore basés en France, 00:23:08 Thomas Rayrat Qui deviennent millionnaires, Qui du coup sont à mon avis relativement jeunes et ils vont pas se dire OK, Vas y, je m'achète une maison dans le sud, Je dépose ça sur un sur 1pea et puis bah je vide ça tranquille, C'est des gens qui vont vouloir réinvestir. Donc là, on est enfin en train de créer un tissu parce que c'est ça la force des US. C'est que les US, t'as un mec qui monte une boîte, Il embarque des gens, il se fait racheter, Il regagne de l'argent, Tous ceux avec qui il était en ont gagné plus et il rebascule. Et du coup, t'as une quand même une espèce de d'économie circulaire dans la Silicon Valley qui est impressionnante, 00:23:42 Thomas Rayrat Que nous on a pas et là on l'a. Mais j'ai peur qu'on en fasse rien. Ou alors que si on refasse un épisode dans 6 mois, Dans un an, dans 2 ans, où on dise "Ah bah regarde l'ancien de Yuming Face ici et tati et tata", Bah il est reparti chez chez Y Combinator, Il est reparti dans la Silicon Valley. Et ouais, on a encore un Français qui a super bien réussi, Mais pas en Europe quoi. 00:24:08 Speaker 2 Alors j'ai pas. Bah, je. il me semblait que j'ai été justement à les citations d'un des créateurs de Hugging Face qui, Entre guillemets, portait de ses vœux le fait que cet argent soit réinvesti en France. Tu vois, il semblait dire que justement, Le vu que c'était quand même beaucoup de Français qui avaient touché un peu de sous, Qu'ils allaient pouvoir lancer cette enfin ce cercle vertueux dont tu dont tu parles en France. Donc espérons que cette fois on sera. Suffisamment intelligent pour attraper la balle au bond au bon moment quoi. 00:24:38 Thomas Rayrat Ouais, puis qu'on leur tape pas sur la gueule non plus quand ils vont revenir parce que c'est bon. Bref, ça c'est un autre un autre débat. Mais c'est relou, on devrait-on devrait être super heureux. Et après, il y en a dans les commentaires, Peut-être qui vont me dire bah ouais mais bon, Tu es en train de dire que Mistral ils les ont levé 3 cacahuètes alors qu'ils ont quand même levé 3 milliards, Ils vont faire un milliard de d'a rr, Ils sont 1000 personnes, y a pas une boîte qui a qui a construit qui a été de 1000 personnes aussi vite en aussi peu de temps en Europe, Et cetera. Et en fait, je dis pas ça, Je crache pas dans la soupe, je dis juste que c'est tout seul, Qu'on a toujours pas de foutu de modèle d'i a en Europe et que du coup, 00:25:11 Thomas Rayrat Bah on est on est passé de la dépendance des aux Américains à la dépendance des Chinois. Moi, youpi, bravo, Génial, formidable. Et ça me saoule que on n'arrive pas à. Enfin, je comprends pas qu'on n'arrive pas à avoir vraiment un. Eh ben, des modèles d'i a. Alors certes, on a on peut avoir des modèles d'i a ultra spécialisés, Ultra entraînés, et ça je pense qu'on arrive, On y arrive. Ça. Je pense que Mistral il a maintenant des sous modèles ultra entraînés sur des cas de figures bien précis et donc il doit être très bon là-dedans. 00:25:43 Thomas Rayrat Mais voilà. Pourquoi on arrive pas à faire de l'open source? Et même Mark Zuckerberg revient sur l'open source. 00:25:53 Thomas Rayrat Bon, parce qu'il a pris un retard terrible, Donc il se dit bon bah en gros, De toute façon, les Chinois vont essayer d étouffer les Américains, Les enfin les I à américaines avec des modèles gratuits. Ils veulent les étouffer comme ça, C'est géopolitique. Et Zuckerberg il se dit: "Bon, Ben je vais faire un peu la même chose parce que de toute façon mon modèle c'est pas un modèle de moi. Je veux pas vendre de l'i a en fait, Moi je vends de la pub, donc lui il a pas la même source de revenus. Si demain il nous faut un modèle gratuit de d'i a en open source à tous dans la poche, 00:26:23 Thomas Rayrat Mais qu'il a une petite surcouche de pub, Zouk il a gagné. Marco il est tranquille, Il continue, mais c'est vrai que c'est voilà. c'est. C'est chiant, c'est chiant parce que on forme les talents, Mais on arrive pas à construire la valeur et ça me gonfle. 00:26:40 Speaker 2 Juste pour. Il y a le côté européen, c'est un point, mais t'as quand même parlé de deux choses juste avant. T'as parlé de l'open source et de l'Europe. 00:26:51 Speaker 2 Si je reviens moi sur cette partie open source, Pour le coup, le message qu'on peut lire dans ce rachat de Hugging Face par Nvidia, C'est justement que Nvidia ici achète. Très cher parce que aujourd'hui le Kingfest, Ça génère 150 de chiffre d'affaires. Payer 13 milliards, Ça veut dire fois 86 entre le chiffre d'affaires et la le prix dont c'est au prix auquel c'est racheté. Donc ils achètent pas un chiffre d'affaires, Ils achètent pas des revenus, Ils achètent une position. 00:27:22 Speaker 2 Et cette position, c'est quoi? C'est justement la force de l'i. A open source dans cet univers, Dans cet environnement-là. Et pourquoi Nvidia, Pour moi, rachète l'open source?? C'est parce que Nvidia veut vendre ses puces. Et quand tu regardes de toute façon aujourd'hui les investissements que fait Nvidia un peu partout, C'est un peu des circuits fermés. C'est à dire que je prête 30 à quelqu'un. Enfin, j'investis 30 chez quelqu'un qui va me racheter pour 30 de puces derrière. 00:27:52 Speaker 2 Et finalement, quand il le fait aussi sur l'open source, c'est juste un moyen de diversifier ses sources de revenus sur qui va acheter des puces Nvidia demain. 00:28:01 Thomas Rayrat Bah je pense pas, tu vois, Je pense pas du tout. Pourquoi? Parce que quand tu as Musk qui dit qu'il a sorti sa puce, La AI 5 ou la je sais pas quoi, Et qu'en gros il est en train de la construire et qu'elle et que elle est plus puissante que les puces Nvidia pour 10% du prix-là, Attention, vérifie, 00:28:20 Speaker 2 Vérifie un élément, Thomas. Pour moi, des infos que j'ai, Les nouvelles puces qui sont en train de sortir sont des puces qui travaillent sur l'inférence, Pas sur l'entraînement des modèles. Et aujourd'hui, pour moi, il y a que Nvidia qui a des puces pour l'entraînement des modèles et l'inférence, C'est là où les autres vont avec leur nouvelle puce. Oui, mais quand ça répond aux questions. 00:28:41 Thomas Rayrat Ce que je veux dire, si tu veux, C'est que à mon avis, quand même Nvidia ils ont-ils ont aussi un coup d'avance, C'est à dire qu'ils savent qu'à un moment donné ou un autre, Ils se feront rattraper sur la partie des puces. Et là, en achetant Hugging Face, Ils ont acheté un Carrefour. C'est comme pourquoi Eiffage a acheté les péages en France.? Parce que bah c'est un péage, Tu es obligé d'y passer. Et en fait, là, Ils ont acheté le Carrefour et qu'à mon avis, À un moment ou à un autre, Ils vont commencer sur le carrefour de l'open source et donc à créer du revenu. 00:29:14 Thomas Rayrat Et donc quand tu maîtrises cette partie là et surtout aussi tu maîtrises, Bah tu maîtrises tous les flux d'i a open source qui arrivent. Donc globalement, t'es au courant le premier. De qu'est Ce qui marche mieux, Qu'est ce qui sort, qu'est ce qui est le plus utilisé?? Donc en fait, tu ils ont-ils ont racheté si tu veux cette espèce de carrefour où par où tout le monde va pas en se disant OK, On va peut être le laisser libre et ouvert parce que la data déjà elle vaut énormément. Et oui, Nvidia il est dans l'économie circulaire, C'est à dire que ce qu'ils gagnent, Ils repayent à gauche. 00:29:44 Thomas Rayrat Parce que à un moment donné, On a beau dire que l'argent n'est l'argent n'est pas un camembert fini. Je pense que là on commence à toucher les bords quand même du camembert et que et que là c'est de l'argent qui circule. Et en fait, le chiffre d'affaires ils se ils se l'auto-crée et ils s'achètent tous les trucs entre eux jusqu'au jour où je te dis c'est pour ça que et je pense que Nvidia sont quand même pas cons. Jusqu'au jour où bah il y en a un qui va leur tailler des croupières et où du coup l'argent va plus circuler parce que bah du coup elle va commencer à aller vers un autre extérieur. Et si eux ils ont pris des positions stratégiques à certains endroits, 00:30:17 Thomas Rayrat Parce que là tu vois, ils vont pas racheter les là les 13 milliards qui ont été posés, Ils vont les mecs vont pas racheter des puces Nvidia. Donc là l'argent elle est en train de elle va partir sur un autre écosystème, Probablement qu'ils vont refaire de l'IA, Et cetera. Mais voilà, Là je pense qu'ils là je pense qu'ils ont acheté un Carrefour, Que ils vont faire du Nvidia, c'est ça. 00:30:36 Speaker 2 Ouais, si t'es pas sûr de vendre la puce, t'achètes le magasin. Quoi. 00:30:39 Thomas Rayrat Bah oui, t'achètes du moins les portes d'entrée et puis après bah tu te dis OK. Maintenant, les portes d'entrée, Je te les voilà, je te, Je te les, je te les fais payer ou je te les voilà parce qu'ils ont 180 d'utilisateurs de mémoire Ging Face et c'est ça qu'ils ont acheté, 180 d'utilisateurs Nvidia. Ils ont des milliards d'utilisateurs, Mais complètement indirects. C'est un vendeur indirect, Ils connaissent pas leurs clients et ils passent toujours par plein de providers. Donc, les tu vois, 00:31:10 Thomas Rayrat Et ils ont pas le client direct. Là, ils viennent quand même d'acheter l'accès direct à 180 de gens. Donc si demain ils sortent un j'en sais rien moi même un un petit tu vois un petit ordi qui peut faire tourner de l'i a en local avec l'open source, Ça aurait quand même du sens. Bah là, ils peuvent le pousser instantanément à 180 de gens sans passer par des réseaux de distribution, Sans avoir à avoir des forcément des revendeurs. sans. Enfin, tu vois ce que je veux dire, et je pense que la stratégie elle est elle est quand même beaucoup plus, Beaucoup plus sur OK, 00:31:41 Thomas Rayrat Ça vaut quoi d'avoir 180 d'utilisateurs qualifiés de l'i a open source?? Et ce qui veut quand même dire que quand tu utilises de l'i. A open source, t'es t'es enfin la, Tu sais toujours les images qu'on voit là de l'iceberg avec la partie émergée et immergée. La partie émergée aujourd'hui, C'est tout le monde et t'as que le logo de Chat GPT parce que le quidam il ne connaît que ça, Un peu Claude, mais vraiment que Chat GPT. Et après, t'as des gens, tous ceux qui sont en dessous comme nous, Qui utilisent déjà plusieurs types de modèles, Qui ont plusieurs comptes, là qui testent l'i. 00:32:12 Thomas Rayrat Open source en local. Et là, ils ont vraiment comment acheter une base de connaissances incroyable. 00:32:20 Speaker 2 Ouais, et puis enfin là aussi, C'est pas c'est un peu comme on disait tout à l'heure avec Mistral qui était déjà le la plus grosse levée de fonds Nvidia. Ils ont déjà mis au pot en 2023 dans Game Face, Donc là ils viennent de le racheter, Mais ils étaient déjà actionnaires du truc, Donc ils l'ont vu, ils l'ont vu depuis un moment et clairement ils achètent une position, Ils achètent les 180 d'utilisateurs. et. Et oui, aujourd'hui, Ils commencent à être chahutés sur les puces, Même si c'est surtout sur les puces côté inférence qui sont chahutés. Mais ouais, Ils préparent, ils préparent le terrain, 00:32:50 Speaker 2 Ils préparent l'avenir demain et c'est plutôt intelligent. C'est dommage qu'on soit passé à côté en France et en Europe. 00:32:57 Thomas Rayrat Ah bah mais clairement, Clairement, mais après voilà, Enfin y a et c'est et c'est là où tu vois, Si je recentre le débat aussi sur la. Sur la partie souveraineté, Mais il y a un sondage qui est qui est passé il y a pas longtemps, Qui fait qui fait super mal. Seulement 11% des patrons français citent la souveraineté comme un critère de choix,11%. On n'est pas, On n'est pas, on est, On est pas, on est pas arrivé quoi, 11%, on va pas faire un marché avec 11% et c'est là où c'est là où du coup c'est ultra dur et que moi j'en ai plein dans les commentaires LinkedIn, 00:33:29 Thomas Rayrat Et cetera,. Qui me disent non mais lâchez l'affaire, Vous êtes des utopistes, Ça arrivera jamais, Le retard il est incomblable, et cetera. Mais en fait, on cherche même pas à prendre le retard et on cherche, On cherche pas non plus à rattraper le retard et on cherche même pas non plus à anticiper l'avenir parce que. Les Chinois, ils étaient pas très bon en IA, Ils sont en train de devenir très bon et en plus leur volonté et pourquoi ils ont besoin de modèle IA open source, C'est pour les foutre dans leurs robots. Parce que l'ambition des Chinois, C'est de foutre des robots chez tout le monde avec de l'i. A embarquée, donc ils sont sur cet objectif. 00:34:01 Thomas Rayrat Les Américains, c'est de nous rendre dépendant avec tout leur SAS, Mais nous, on a rien. Pourtant, on a des il y a des signaux, Il y a Mistral, t'as Lidl. Lidl donc Lidl tu vas faire tes courses chez Lidl? Bon bah Lidl, le patron de Lidl, Le propriétaire de Lidl, Il vient de mettre 5, 6 milliards dans un seul data Center en Allemagne. Donc t'es là tu fais alors attends le mec il vend des pâtes, Il vend du hard cdiscount et lui il a compris qu'il fallait gérer la data et ça va moi tu vois ça me je on marche sur la tête dans tous les sens. 00:34:39 Thomas Rayrat C'est bien, je trouve ça génial parce que ça envoie des bons signaux, Mais c'est enfin c'est quand même bizarre. 00:34:48 Speaker 2 Ouais, aujourd'hui, les préoccupations des chefs d'entreprise, Elles sont pas encore ce qu'on ce que nous on entrevoit, C'est certain. Alors après, aujourd'hui, tu vois, Ils ont plus des préoccupations sur la cybersécurité plus que sur la cette partie. Cette partie, 00:35:11 Thomas Rayrat Pardon, c'est là où il faut qu'on. Enfin tu vois, c'est là où il faut vraiment qu'on se pose tous la question de comment on valorise ça et comment on arrive à comment on arrive à relancer ce voilà, À relancer ce game là. 00:35:28 Speaker 2 Et. 00:35:31 Speaker 2 Est-ce que est-ce que toi aujourd'hui, 00:35:33 Thomas Rayrat Est-ce qu'on peut, est-ce que si je reviens, 00:35:36 Speaker 2 Excuse-moi Thomas, mais je reviens sur les sur les voilà les chefs d'entreprise. Est-ce que finalement aujourd'hui ils sont pas entre 2 chaises, Quoi, entre un discours politique d'un côté qui est en décalage avec la réalité du terrain, Parce que en fait, Ils sont juste rationnels. Aujourd'hui, il y a personne qui a envie de payer plus cher, Juste pour un principe. Quoi. Donc peut-être qu'on leur vend mal en fait aussi. Peut-être peut-être qu'on a peut-être pas un problème de souveraineté, On a un un problème économique, Un problème de prix, un problème de communication. 00:36:10 Speaker 2 Enfin, si les si les outils ils étaient bons et s'ils étaient meilleurs que les autres, La question se poserait pas. On les achèterait souvent. 00:36:19 Thomas Rayrat Ouais, mais c'est le problème, c'est que c'est la vision. Pour moi, c'est toujours le problème de la vision à court terme et je comprends parce qu'on a tous le nez. Moi, le premier, je suis le nez dans le je suis enfin je suis le nez dans le quotidien. C'est enfin voilà, Le tournage de Contrib chaque semaine, C'est un c'est un exemple et pour toi et pour moi, C'est dur à préparer, Ça demande du temps. On a plein de trucs du quotidien à faire qui sont sûrement qui ont toujours bah qui doivent être plus important parce que parce que ci, Parce que là, et mais en même temps. Bah si tu passes ton temps à vendre l'eau que tu bois aux enfin tu vois et que tu et que tu l'exportes, 00:36:55 Thomas Rayrat Et puis un matin tu te réveilles et bah merde, T'as plus d'eau et tu peux plus, T'as plus rien à boire. Bah c'est exactement la même chose, C'est que on est en train de se dire tout le temps on s'appauvrit, C'est la faute de l'État. Alors OK, l'État y est pas pour rien non plus dans la manière de faire, Et cetera, mais aujourd'hui, Bah on a plus de croissance non plus et ça c'est une réalité. Et c'est pas la l'État, Elle aspire pas 15% de croissance. Et donc, parce que bah le fait que toute la valeur qu'on crée, Bah on en on en enlève. Enfin, on crée une grande part de valeur. 00:37:28 Thomas Rayrat Et cette valeur-là, et ben, On en on le la majorité des choses, On l'envoie, on l'envoie, On l'exporte enfin, On l'exporte même pas, On l'achète ailleurs quand tu quand tu crées. Et que si on prend le cas du e-commerce, C'est un cas, c'est un cas énorme. C'est que quand tu crées, Tu crées de la valeur, Tu vends, tu vends en France, Tu vends en Europe, Et cetera. Mais qu'il y a un gros pourcentage de ton chiffre d'affaires qui part dans ta plateforme, Un autre gros pourcentage de ton chiffre d'affaires qui part dans les GAFAM pour toute la partie ads, 00:38:01 Thomas Rayrat Un autre morceau qui part chez Visa et Mastercard, Et cetera, et cetera. Bah du coup, tu la valeur que tu dois créer, Qui doit retourner dans l'économie des gens qui achètent chez toi, Et bah elle commence à se perdre et donc les gens bah ils achètent de moins en moins et à un moment donné, Bah ah oui, sur le moment, Sur le moment, c'était un bon choix. À 10 ans, c'est pas un bon choix du tout, Mais c'est sûr que à quel moment on va avoir le réveil, À quel moment?? Et c'est sûr que tu vois, Et c'est là où je suis assez d'accord avec toi tout à l'heure quand tu disais. 00:38:35 Thomas Rayrat En fait, c'est pas le montant de la levée qui va finir par nous faire dire ou par me faire dire waouh, Incroyable, ça y est, l'i. A est dans la course. C'est pas que Mistral lève 3 milliards, Alors ils auraient levé 100 milliards. J'aurais peut-être J'aurais peut-être dit OK, Là ça y est, on commence à moins jouer aux billes, Mais c'est la volumétrie, C'est le nombre. Il devrait y avoir un acteur européen toutes les semaines qui lève 3 milliards, Pas un acteur une fois dans toute dans toute une vie. Tu vois, c'est et c'est et des et des et même des boîtes comme Hugging Face. 00:39:08 Thomas Rayrat Bah même si elles sont pas basées en. Basé en Europe, C'est pour le coup pour moi presque un plus beau signal. Encore une fois, si on arrive à ce que pour une fois cet argent qui a été réalisé à l'extérieur revient à l'intérieur, Tu vois, c'est ça qui peut être génial, C'est que OK, Tu as fait la boîte aux US et c'est des Français, Une majorité de Français. Déjà, tu as créé du salaire sur place en France, Même si ta boîte elle était aux US parce que les talents ils étaient en France et en plus ces talents là. Eh bah, ils ont du bah, 00:39:41 Thomas Rayrat Ils ont du pognon à réinvestir. Et y a une loi fiscale qui d'ailleurs qui dit que si tu réinvestis une part de ce que tu de ce que tu as vendu, Tu la défiscalises. C'est à dire qu'en fait, c'est voilà, L'État te l'État te prend pas d'impôts parce que tu vas réinvestir. Et c'est vrai que le seul problème, C'est que l'écosystème de la French Tech il. Il est-il est fait de paillettes et c'est du c'est du c'est juste des un beau décor en carton, Comme quand tu vois un spectacle à l'école. Il y a pas de fondation derrière pour se dire putain, 00:40:11 Thomas Rayrat Mais ça y est, ces mecs-là, Ils vont être structurés, on va pouvoir les embarquer. Ça, c'est ça qui c'est ça qui fait un peu mal au cœur. 00:40:19 Speaker 2 Ouais, si on revient un tout petit peu sur les préoccupations, On a glissé un peu si on revient sur les préoccupations des chefs d'entreprises dont on parlait il y a quelques minutes et de cette histoire de souveraineté. Les chiffres que je que j'avais préparés pour le cet épisode, Donc tu l'as indiqué, on a 11% donc qui sont sensibles à cette notion de souveraineté, C'est à dire que dalle. Par contre, t'en as déjà 27%, C'est pas beaucoup, Mais c'est quand même 1/3 qui sont sensibles au sujet de les maîtrises de la donnée alors que c'est la même chose en fait. 00:40:51 Speaker 2 Donc déjà, tu vois, y a des notions de vocabulaire et des notions de communication et d'information. Par contre, aujourd'hui, ce que tu disais juste après, C'est on peut pas dire que l'offre européenne elle est elle est performante, Y a un déficit de performance réel et donc ces 2 causes viennent se cumuler et je pense que personne peut contredire le contraire, Enfin dire le contraire. Et donc ce qui se passe, c'est que la souveraineté aujourd'hui, Elle perd pas parce qu'elle est inutile, Elle perd parce que personne n'arrive à la faire, À la justifier dans un bon de commande et c'est là les vrais sujets. 00:41:22 Speaker 2 Donc après, on rejoint ce que tu viens de dire là, Il faudrait en effet qu'on arrive à avoir des. Des modèles, des infrastructures qui donnent confiance, Qui soient compétitifs tant d'un point de vue technique que d'un point de vue commercial. Et aujourd'hui, J'ai l'impression qu'on n'y est pas. Alors, dans le B to B, on sait que Mistral a réussi à beaucoup se déployer, Mais là, on voit que Mistral est en train de partir en effet vers plus de l'infrastructure du cloud que de l'i. A, puisque il pousse maintenant les modèles chinois. Donc, qu'est-ce qu'on a perdu en fait? 00:41:54 Speaker 2 Tu vois dans le premier épisode de. De Contrib, il y a 3 mois, 2 mois, on disait que l'Europe avait 2 ans, T'en penses quoi aujourd'hui? On est 3 mois après et t'as vu tout ce qui s'est passé en 3 mois? Est-ce que l'Europe a 2 ans finalement? 00:42:11 Thomas Rayrat Bah l'Europe a ouais, L'Europe a c'est. On en repartait sur ça parce que c'est ce que Mensch avait dit en commission d'enquête devant le devant les sénateurs ou les et les députés. 00:42:23 Thomas Rayrat Et. Bah l'Europe a toujours 2 ans, Mais déjà on en a mangé un trimestre. 00:42:30 Speaker 2 Regarde, regarde l'exemple de Lidl. Tu parlais de Lidl, Lidl a investi je sais plus combien j'ai de chiffres dans mes dans mes notes, 2 milliards dans son data center, 5 milliards. Donc, qu'est-ce que fait Lidl? En fait, il fait ce que Amazon a fait il y a 20 ans, C'est à dire qu'il rajoute de la couche infrastructure à son offre qu'il va pouvoir revendre demain. Ah, ça semble génial, Mais est-ce que est-ce que c'est pas du de la poudre aux yeux quoi?? 00:43:01 Thomas Rayrat Bah non, parce que si tu veux, Ils ont un plan. Ils ont prévu 240 mégawatts d'ici 2033. Ils veulent un gigawatt en 2045. Et oui, Pour le coup, je pense qu'ils dégagent suffisamment de cash et de marge pour se dire OK, Bah oui, on va faire un, On va faire un un à WC, Enfin à AWS like, Mais Amazon aa fait AWS. Pourquoi en premier?? Pas pour le vendre parce qu'il en avait besoin. 00:43:29 Speaker 2 Ouais, mais c'est la même logique. Enfin, c'est la même logique que Lidl. Lidl, il est en train, il a. Enfin, Amazon a transformé son informatique interne en plateforme vendue au marché. Lidl est en train de faire la même chose et en plus ça tombe. Alors, si tu regardes un petit peu de manière locale, Ça tombe genre 3 semaines avant des élections régionales là-bas, tu vois. 00:43:47 Thomas Rayrat Oui, oui, non mais évidemment, mais bah pour le coup, C'est pas pour le coup, C'est pas un mauvais, Tu vois, c'est pas un mauvais move, Mais pour que l'Europe, Pour que l'Europe réussisse à réussisse d'ici 2 ans, C'est qu'encore une fois c'est on. On galère, Toi et moi, à construire des épisodes en trouvant des bah en trouvant des cas particuliers alors que on devrait crouler sous les exemples et on ne croule pas sous les exemples. Il devrait y avoir, je te dis, Un Lidl, un Mistral, 00:44:19 Thomas Rayrat Un truc comme ça toutes les semaines. Enfin, l'Europe c'est quand même 27 pays, C'est censé être le plus gros marché économique du monde en terme de en terme de valeur, Même devant les US. Et pour le coup, on ne on n'y arrive pas, On n'arrive pas à se bah à se en ordre, En ordre, en ordre de marche, Tu vois, pour se dire OK, bah là c'est bien si on a un mini AWS avec Lidl, Je trouve ça très bien. Ils prennent le train, alors il était grand temps de le prendre, Mais ils prennent le ils prennent le train. 00:44:51 Thomas Rayrat Alors là, le truc, c'est que tout le monde prend le même train en ce moment, Tout le monde a découvert que avoir un data center, Ça valait de l'or. Alors il y en a un qui doit se marrer, c'est. Là-bas quand meme, parce que lui, Il ça fait un moment, un moment qu'il qu'il l'est, Qu'il le fait et qu'il le dit. Mais. Et pourtant, j'ai pas l'impression d'ailleurs que OVH galère moins qu'avant. Parce que là, Aujourd'hui, il y a quand meme beaucoup de promesses et des gens qui se lancent et qui crament de l'argent dans un métier qu'ils ne connaissent pas, C'est à dire avoir des data center, 00:45:22 Thomas Rayrat Monter des data center, Entretenir des data center, Les rendre rentables, et cetera. Donc c'est pas impossible. Mais c'est ça demande quand meme, Ça c'est voilà, C'est du taf, ça tourne pas tout seul et c'est pas posé. Enfin, t'as pas des préfabriqués qui arrivent et qui posent tout ça, Et puis tu les branches et c'est fini. quoi. C'est pas il y a voilà. Certes, Elon Musk a réussi à trouver un moyen d'industrialiser avec des volumes, Mais c'est Elon Musk avec la avec la stratégie et la taille qu'il a. 00:45:52 Speaker 2 Quoi. Après le move de Mistral et ce qui peut, Ce qui peut vraiment etre différent. quoi. Aujourd'hui, il lève 3 milliards, Mais grosso modo, Pour aller jouer dans la cour des grands, Il faudrait qu'il lève 30. Tout à l'heure, tu disais ce temps, mais allez, Disons 30. Aujourd'hui, ils sont pas capables de les gérer, Ils savent pas les gagner. Donc c'est ce que c'est pas le move le plus intelligent pour eux d'aller vers l'infrastructure. Enfin, ils changent de couche. Et finalement, face à Roir caisse de Nvidia, Est-ce qu'il y a réellement d'autres alternatives?? 00:46:22 Thomas Rayrat Non mais j'ai pas en fait moi si tu veux, J'ai rien à dire. Mistral c'est une entreprise privée, Ils ont la stratégie qu'ils veulent. Alors bon, on a quand même mis un paquet de rondes dans Mistral. Parce que l'État, Et cetera. Et pareil que tu regardes le dernier tour de table, Les 3 milliards. Bon bah c'est pas, il y a pas un acteur européen. Alors ils crient leurs grands dieux que mais il y a encore 2/3 qui sont 2/3 qui sont détenus par des entreprises ou des acteurs européens, Que eux enfin que le les eux le les dirigeants français ont toujours une large majorité au conseil d'administration. 00:46:56 Thomas Rayrat Et donc c'est pas grave, Ils nous tapent sur l'épaule, tout va bien. Et puis en gros, c'est surtout laissez-nous avancer, Nous freinez pas parce que déjà on galère à lever 3 milliards, Mais t'as encore pas d'acteurs européens, Tu vois, c'est ça le truc. C'est que du coup, c'est vrai qu'on a on a quand meme on a en fait souvent je dis on a pas de problème, On a on a pas un problème d'argent, On a un problème de flux de là où on le met. Mais il y a quand meme un moment où on a quand meme aussi un problème de enfin on a vraiment un problème de pognon quelque part parce que là. 00:47:27 Thomas Rayrat Oui, on manque de cache pour faire tourner, Pour faire tourner ces pour faire tourner ces trucs-là. quoi. C'est donc oui, Mistral, Mistral, ils avaient sûrement pas le choix de mixer infrastructures en face parce qu'ils étaient en train de devenir une ESN et une ESN, C'est quand même pas super sexy. Encore une fois, je pense pas qu'ils ont abandonné les modèles IA, Simplement ils ont abandonné de vouloir des modèles frontières en IA. Que leurs clients disent OK, Mais les gars, moi j'ai besoin de modèles frontières, Donc bah vas y, 00:47:59 Thomas Rayrat Mets moi les modèles chinois parce que bah tu sais pas le faire, Donc j'en ai besoin. Donc là, ils le livrent et ils le livrent sur l'infrastructure en disant Bah voilà, C'est des modèles chinois. Après, va falloir voir. Moi, j'ai pas eu le temps de j'ai pas suffisamment testé les modèles chinois, Mais ils doivent bien avoir des biais comme les modèles comme les modèles américains, Parce que à un moment donné, Même si ils ont été poncés sur les modèles américains, Il y a quand même un truc culturel là-dessus. Donc ils. Il va y avoir quand même des biais dans la manière de répondre, Dans la manière d'écrire, Dans la manière de faire. Et Mistral doit avoir gardé une couche sur 2. 00:48:30 Thomas Rayrat Je te dis, pour moi, ils font du ils font de l'entraînement sur des modèles métiers ultra spécifiques, Ultra fins, volumétriques, Sur plein de sujets parce que du coup, Ils ont tu vois. Mais je pense que les modèles ultra spécifiques qu'ils font avec le transporteur Cgacgm doivent très bien fonctionner parce que ils les entraînent sur de la data par bien tu vois. Vraiment spécifiques sur un métier, Sur un besoin, sur du routage. Mais ils ont abandonné malheureusement quelque part l'i. 00:49:00 Thomas Rayrat A grand public. 00:49:03 Speaker 2 Ouais, complètement. 00:49:09 Speaker 2 Il y a un un sujet, Un acteur dont on parle très peu. Et là, on parce que il y a un quand même une. Il y a quand même une clé européenne au milieu de tout ça. Thomas, ASML, Qui est grosso modo l'unique fournisseur de machines de lithographie extrême ultraviolet. Excusez-moi pour le terme complexe. Qui est indispensable pour créer des semi-conducteurs. Et ça, c'est une boîte européenne qui contient tout le marché. 00:49:39 Speaker 2 Il y a pas un seul acteur en face, Il y a pas de concurrence, 00:49:44 Speaker 2 C'est assez incroyable cette situation. 00:49:47 Thomas Rayrat Ouais, et ils sont et je rappelle qu'ils sont investisseurs de Mistral, Ils étaient dans le tour d'avant ou celui d'avant, Je sais plus lequel. 00:49:55 Thomas Rayrat Bah ouais, le truc c'est jusqu'à quand et qu'est-ce qu'on en fait? Rien du tout. Moi, c'est ça le truc, c'est que on a globalement. On a, On a le la guerre économique, C'est un sujet qui est assez simple, C'est en quoi tu es dépendant de moi?? Bon, Ben nous, l'Europe, les gens, Les autres sont dépendants de nous à peu près, Part nous prendre le pognon. Donc en gros, on crée de la valeur et on leur renvoie. Donc on c'est pour ça qu'on parle et que très souvent vous me voyez posté sur LinkedIn qu'on est une colonie numérique parce que on est une colonie numérique, 00:50:27 Thomas Rayrat C'est à dire que bon, Ben voilà. on. On vient, On sert, on sert et on repart. On apporte aucune valeur. Et là, dans la colonie, il y a un peu le village d'Astérix qui est pas en France, Mais qui est qui est c'est quoi? C'est le Nederland en Hollande, 00:50:43 Speaker 2 Mais en Hollande et avec la le petit quand même. Le petit twist, C'est qu'ils utilisent pour créer les moules, Je sais pas quel matériau qui est extrait dans une mine. Unique qui est aux États-Unis, C'est Spine Peaks, je crois, Ou Pines et qui Mint qui appartient à des Européens. Enfin, tu vois le oui mais le la chaîne, 00:51:04 Thomas Rayrat Tu vois. Et le truc, c'est que l'Europe, L'Europe en tant que en tant qu'institution ou ce n'en a rien, N'en a enfin n'en fait rien, C'est géopolitiquement, Géopolitiquement, N'en fait rien. C'est à dire que on s'est pas dit Bah créons un acteur de puce. Et allons voir SML en lui disant "Bon, Ben voilà, on te, On te passe X milliards de commandes publiques parce qu'à mon avis, Bah SML, leur plus gros client, Ça doit être Nvidia et de loin. Et tu vois. Et alors qu'on aurait pu faire cette démarche là d'être proactif, 00:51:35 Thomas Rayrat De se dire OK, Bah tiens, bah on va faire la, On va, On va essayer, On va bosser sur la puce de demain. " Alors, il commence à y en avoir. Et c'est pareil, il y a des fabricants de il y a enfin il y a des belles entreprises mais qui sont des PME aujourd'hui un peu réparties partout, Il y en a en France, mais il y en a, Il y en a en Europe, mais qui restent au stade de la PME. Tu vois, les PME, bah c'est ça commence de 10 à quoi, C'est 500 salariés avant que tu passes en grande entreprise, Un truc comme ça. 00:52:05 Thomas Rayrat Et encore, je pense que c'est des voilà, Je crois, c'est et c'est là où et c'est là où tu te dis, Parce que on en a des fabricants. De je crois qu'on a. Fabricant là de serveur qui est je sais pas si il est français ou enfin bref, Il est européen et qui et c'est des c'est des PME, Elles et elles ont des grosses réussites si tu regardes et il faut, Mais le problème c'est qu'il faut tellement les zoomer, Tellement être spécialiste pour les connaître alors que, Bah du coup, oui, Il faut qu'on arrive à faire ça, Il faut que ASML. Bon bah aujourd'hui tout le monde en parle, 00:52:36 Thomas Rayrat Waouh, on se gargarise dessus, Mais on en fait quoi? Bah rien du tout en fait, On en fait rien. Enfin, on en fait rien de stratégique, C'est à dire que oui, bah on a une super boîte qui produit et qui gagne plein d'argent et on est très content. Mais encore une fois, c'est un cas et en plus, Ce cas-là, on s'en sert pas pour faire un pivot, Pour faire un levier, Enfin rien du tout quoi, Rien du tout. 00:52:58 Speaker 2 Ouais, on est un peu enfin SMS, Ça reste un fournisseur industriel et des empires américains, Des empires numériques américains. 00:53:04 Thomas Rayrat Quoi. Du coup, bah c'est ça et point et c'est tout et on voilà et on en fait pas. Donc du coup, bah oui, Donc les puces les plus avancées du monde elles passent dans leur machine. Bon, bah très bien, voilà, Dont acte, bah génial, Formidable. 00:53:20 Speaker 2 Bon, l'Europe elle a raté, elle a réussi quoi du coup au final là-dessus, 00:53:22 Thomas Rayrat Thomas, l'Europe elle a réussi quoi? Bon, bah elle a raté le financement initial de Hugging Face,? 00:53:29 Thomas Rayrat Clairement, elle a raté en particulier. 00:53:36 Thomas Rayrat Bah, la capacité à construire des plateformes mondiales, La capacité à construire un écosystème à la Shenzhen, Tu vois, aujourd'hui, on peut pas faire, On peut plus faire de la robotique, On peut plus tu vois SML, Bah construisons, bah même tu vois, Et c'est parce que je suis pas je suis pas chauvin tout le temps, France, mais en Hollande, S'il Yasml, Et bah comment est-ce qu'on construit un écosystème tout autour, Tout autour pour du coup, OK, bah là t'as les puces, Là t'as le fabricant, là t'as ci, T'as là, t'as là. Et oui, et ça, 00:54:08 Thomas Rayrat T'es obligé de le financer. Shenzhen, c'est pas monté, C'est pas arrivé du jour au lendemain. La Silicon Valley, elle est pas arrivée du jour au lendemain. Qu'est-ce qui a été mis? D'abord, il y a c'est les États qui ont mis, C'est les États qu'ont qu'ont stratégiquement dit là il y aura la Silicon Valley et puis du coup. Il y a eu des contrats de l'État sur des premières boîtes, Et cetera, et après? Bah forcément, la ville, Le pays et tout ça s'est auto-alimenté et Shenzhen et ça, Bah on l'a pas. Où est-ce que tu vas faire ça? Tu peux pas le faire, tu as pas un endroit où tu te dis allez à 300 km à la ronde ou j'en sais rien, 00:54:40 Thomas Rayrat Tu peux trouver tous les composants vitaux pour genre je sais pas si c'est les robots qui sur lequel il faut qu'on aille ou si c'est les puces de demain ou si c'est ou si c'est l'aviation. Regarde, même même construire un même. Même à Arianespace, on enfin, Mais même les avions, même les Airbus, Les Airbus, on n'a pas construit ça. On a donné un morceau de chaque bout de l'avion à un pays et tu as l'avion, Bah il doit transiter les pièces. Un coup, il faut que ça aille à Toulouse, Après il faut que ça reparte en haut, Il faut que ça reparte en bas. Et tu vois, on a pas construit sur un, 00:55:12 Speaker 2 On a pas fait de si on arrivait déjà qu'à reconstruire le succès de Arianespace et Airbus dans l'i a. On serait déjà beaucoup plus loin que où on est aujourd'hui, 00:55:22 Thomas Rayrat Quoi. Ouais, enfin, même si on était à Ariane Espace, C'est encore le cas de figure d'un truc que l'Europe avait très bien fait et s'est fait rouler dessus par Elon Musk. Parce que les mecs, On a fabriqué des énormes, Énormes, énormes et qu'on est toujours pas alors qu'on était en avance, Mais d'une avance spectaculaire. Bah, on n'est toujours pas capable de récupérer un lanceur. Tu vois, et parce que les mecs se sont foutus de sa gueule le jour où il a dit moi je récupérerai un lanceur, Donc on a pas ça, On a pas le capital et en fait on a pas de vision, Donc forcément on sait pas où on va et on sait pas pourquoi on y va. 00:55:56 Thomas Rayrat Donc je reprends mon expression que vous avez déjà entendu et je sais que vous les aimez bien parce que vous me les reciter régulièrement. Mais le canard sans tête, On est des canards sans tête, Donc on y va comme ça. Là, on a eu du bol, Honnêtement, Mistral, on a eu du bol. À des mecs qui avaient pas envie de quitter la France, Qui se sont installés à Marseille, Qui ont la tête bien faite, qui avaient du réseau, Et on a Mistral qui a émergé. Honnêtement, on a eu du bol et c'est tombé à un bon moment. Et puis bon, bah il y a un peu des mecs qui ont mis de l'argent dessus et les politiques y ont cru et ils ont et ils ont poussé le et ils ont poussé le truc. 00:56:27 Thomas Rayrat Mais c'est honnêtement, c'est plus du coup de chance que de la stratégie et de la planification. 00:56:34 Thomas Rayrat Donc voilà, donc on a eu du bol, Mais on va quand même le compter dans les points positifs, On va le compter dans les réussites. Ce qu'on a, Ben on ASML, On a Mistral, On a des entreprises comme Ben comme Lidl qui fait du cloud, On a quand même, on a quand même un acteur OVH. Ben on a aussi Cyberfolks, Parce que du coup, si on décale un peu, Qui est un autre acteur, Qui est un autre acteur européen que maintenant on commence à découvrir, Nous, sur le j'allais dire à l'ouest parce que du coup avec le rachat par. Par Prestashop, par Prestashop, 00:57:06 Thomas Rayrat Même si voilà, c'est j'ai j'en j'en les entends pas communiquer sur ce genre de vision spécifiquement. 00:57:12 Speaker 2 Les rachats de 2 de Prestashop par Prestashop, 00:57:14 Thomas Rayrat Oui, 2 Prestashop, oui, Ils ont racheté Prestashop. On a, On a encore les talents malgré, Malgré que ça va, malgré que ça va pas durer. Parce que quand tu vois la gueule des études PISA, Bah la ressource va. La ressource à venir ne va pas être aussi compétente que la ressource passée. J'ai bien peur malheureusement. 00:57:37 Thomas Rayrat Donc ça, on les a, Mais on a, Voilà, on franchement, On n'est pas, on n'est pas aidé, On veut pas mentir. Pourtant, vous savez à quel point, À quel point la souveraineté, À quel point l'Europe, à quel point j'ai envie de défendre tout ça corps et âme. Mais là, c'est vrai que. Ouais, on manque, On manque de valeur, On n'a pas le logiciel, On a un seul, Un seul gros industriel, On nos nous clients, Et ben on s'en sert pas. 00:58:09 Thomas Rayrat On est clients de des autres, Nous on est clients des autres, Sauf des solutions pour nous parce que pas créer de la valeur. Donc les solutions souveraines, Elles sont ni moins chères ni plus sûres. Ni mieux faites, ni plus stables, Enfin elles ont pas de valeur ajoutée. Donc à un moment donné, bon bah et bah tu voilà effectivement, Tu es un entrepreneur. Bon bah voilà, 15% qui disent que c'est la souveraineté, C'est important. Donc tu vois 11 qui ont ce qu'ils pensent, 15 qui se disent que c'est important et donc pour l'instant bah pour l'instant on ouais on pour l'instant on galère, 00:58:41 Thomas Rayrat On galère. 00:58:43 Speaker 2 Après, tu l'as bien résumé avec l'exemple de Airbus. Aujourd'hui, en effet, on continue à traiter chaque brique comme une fin en soi. Et l'enjeu, c'est de créer ce Shenzhen européen de l'i. A et on n'a pas totalement perdu. On le disait, Tu vois, SML, ils sont quand même, Ils ont quand même aujourd'hui plus de 10% de Mistral, Donc ils ont mis de l'argent dedans. Donc faudrait que ces initiatives-là elles soient plus régulières, Plus récurrentes. Tu vois, regarde, on le disait tout à l'heure, Nvidia il sort 10, 00€, il le donne à son client pour que le client rachète 10, 00:59:16 Speaker 2 00€, donc tu vois, ils génèrent du business entre eux. Nous, c'est pareil. Il faudrait qu'on arrive à avoir cette espèce de cohésion, De d'auto-alimentation pour créer cette filière qui existe pas aujourd'hui et qu'on n'accepte pas quoi d'être le fournisseur industriel d'un empire, Mais qu'on choisisse d'être celui qui s'équipe, Qui réinvestit. Faut qu'il y ait une stratégie et une stratégie européenne. 00:59:41 Thomas Rayrat Bah oui, mais regarde, on a on a dit en juin qu'on avait 2 ans, C'était passé un gros trimestre. Oui, les entreprises Mistral et cetera continuent, Mais l'Europe, tu as vu quelque chose passer?? Rien du tout. Et en fait, J'ai l'impression qu'on est dans une boucle et j'espère qu'on va la casser, Et on est toi et moi, Et on essaye de la casser à notre petit niveau. Mais tu vois, J'ai l'impression de j'ai l'impression qu'on vit l'Empire romain, C'est à dire Bah on était, On était les leaders, 01:00:12 Thomas Rayrat On était et cetera, Et en fait, on est en train de s'écraser, Enfin tu vois, on est, On est en train de se. Se décomposer. Alors, est-ce que c'est obligatoire et est-ce que toute civilisation, À un moment donné, est obligée de passer par cette phase de décadence?? Donc, est-ce que les US y passeront, Est-ce que les Chinois y passeront?? Mais enfin, aujourd'hui, les Chinois ils y sont, 01:00:33 Speaker 2 Les Chinois ils y sont déjà passés, C'est à dire que le la Chine a été une très grande culture intellectuelle, Puis est devenue la force industrielle du reste du monde et là est en train de revenir cette revenir, Cette puissance. Donc la Chine, ça ils l'ont vécu déjà eux. 01:00:47 Thomas Rayrat Ouais, et c'est vrai que tu vois, aujourd'hui on est quand même en train de se dire et on entend des politiques qui commencent à dire oui oui, Mais là maintenant il faut qu'on fasse du transfert de compétences de la Chine vers l'Europe parce que bah on leur a filé toutes nos compétences et que maintenant c'est nous le pays en voie de développement. Et bah voilà, Et je vois pas de là, Il faut enfin faut qu'on ait un éclair de faut qu'on ait un éclair de réveil quoi. Faut qu'on parce que sinon ça c'est sinon on va enfin on va jamais y arriver, Ça va tellement vite. Que on qu'on va enfin qu'on va pas y arriver. 01:01:21 Thomas Rayrat C'est pas un épisode où je suis très positif. Je pense que vous avez remarqué, Je suis pas dans une journée où je suis, Là on est voilà, Y a des y a des lumières, Mais il va falloir souffler dessus. Quoi, y a des et faut souffler fort dedans. 01:01:35 Speaker 2 On peut pas donner un un blanc-seing à la chaîne de manière toujours complète, Mais avec leurs plans quinquennaux, Et cetera, ils justement, Ils créent. Il crée le terreau qui permet de créer des infrastructures, Des écosystèmes, et ce qu'on fait pas au niveau de l'Europe plus que quinquennaux. 01:01:52 Thomas Rayrat Ils ont après c'est après. Après, c'est l'avantage et l'inconvénient d'un, D'un, d'un modèle, d'un, D'un modèle non démocratique, C'est que bon, ben voilà, T'as un plan à 50 ans, Tu t'assures que pour le faire, Il va y avoir 2 personnes à la tête de l'État qui vont s'enchaîner, Qu'elles soient à peu près d'accord l'une avec l'autre après. Et puis tu déroules et quand tu vois que t'as besoin de changer, Bah tu peux bouger tout le tout le truc du jour au lendemain. Bon, on n'est pas dans ce, On n'est pas dans ce modèle là, Mais ça veut pas dire c'est là où il faut que la démocratie se réinvente et invente quelque chose. 01:02:25 Thomas Rayrat Ou parce que bon, Je voilà la démocratie au niveau l'Empire romain, C'était une pseudo-démocratie. C'était voilà 10 mecs, 10 mecs dans un Sénat, Donc c'était pas non plus une super super démocratie. mais. Mais il faut qu'on arrive à ce que Ben nos démocraties prennent vraiment leur destin, Leur destin en main, et arrivent et arrivent à trancher et à trancher et à avoir des et à et avoir de l'ambition, De l'ambition sur un peu plus long que les que les différentes, 01:02:58 Thomas Rayrat Les différentes élections. Et le problème de le problème de l'Europe, C'est que l'Europe, bah en fait, on n'a même pas les élections au même moment. Donc nous, L'année prochaine, là entre maintenant et l'année prochaine, La France elle est bloquée. Ça se trouve l'année d'après, Bah ça sera des élections en Italie, Puis l'année d'après ça sera des élections en Allemagne et l'année d'après en je sais pas où. Et en fait, bah il y a pas une, Il se passe pas, Il se passe pas cinq ans où tu peux dérouler sereinement et avoir une vision parce que parce que l'Europe en tant que en tant qu'instrument réellement démocratique n'existe pas. 01:03:29 Speaker 2 Ouais, si on parle un peu de vision et de prévision. La petite, Le petit twist que j'avais préparé, C'était de regarder où va l'argent. Nvidia, l'argent, il va chez ses clients, Donc on crée des choses vertueuses chez Vistral, Il va dans du béton, chez Mistral, Il va dans du béton. 01:03:48 Thomas Rayrat Bah oui, dans du enfin dans des oui, Non mais dans des data centers, 01:03:50 Speaker 2 J'exagère, non mais j'exagère, 01:03:52 Thomas Rayrat Y a un truc, mais un truc, un truc où l'Europe, J'arrête pas de le dire et en et en avance, Mais encore une fois, pas et en avance sur un choix d'il y a 50 ans. Bah c'est ça quand même qui est drôle, C'est que les seuls trucs où on a de l'avance, C'est des trucs qu'on a décidé il y a 50 ans et en plus c'est pas toute l'Europe et c'est principalement que la France. Donc là vous m'avez vu venir, Ça s'appelle les centrales, les centrales nucléaires pour produire l'électricité. Mais enfin bon. On nous a fait un branle-bas de combat. Les centrales nucléaires, les centrales nucléaires, Elle est quand la prochaine qu'on va construire et qu'on va mettre en ligne? Parce que là, on en fait,? 01:04:23 Thomas Rayrat On va pas tenir, On veut que des voitures, On veut des voitures électriques, Génial, très bien, on veut des maisons tout électriques, Génial, très bien, on veut des data centers tout électriques, Génial, très bien, mais enfin, y a un moment donné, Y en aura pas assez et on prend pas d'avance, On a de l'avance, Mais on mais on est en train de la perdre et on est en train de la vendre. Notre, c'est ce que je disais tout à l'heure avec la ressource de l'eau. C'est comme si tu étais assis sur une source, Que tu remplis tes bouteilles d'eau, Tu les vends partout dans le monde, Tu fais de l'argent et puis à un moment donné, Tu regardes et tu fais la source est vide, J'ai plus d'eau. 01:04:53 Thomas Rayrat Et ben, c'est exactement ce qu'on fait avec la souveraineté et compagnie. 01:05:02 Speaker 2 On conclut cet épisode, T'es un peu positive ou on reste dans le négatif? 01:05:06 Thomas Rayrat On est là parce qu'on on est là parce qu'on y croit. Mais c'est vrai que du coup, là, Faut qu'on faut qu'on faut qu'on continue à se à se battre les uns les autres. Il faut qu'on ouais, Il faut qu'on se bouge, Qu'on porte la souveraineté, Qu'on oui c'est bien. Oui, Mistral c'est une victoire, Oui je suis, oui on est, Oui c'est très bien. Bravo, oui, Hugging face c'est génial. Mais bah oui, Si les fondateurs ils l'ont dit, J'espère qu'ils vont le faire. J'espère que ça va créer et j'espère qu'on va les laisser créer et que ça va créer de la voilà qu'on va enfin peut-être et peut-être que Hugging face c'est l'amorçage de la pompe qu'il nous fallait parce que je sais pas combien de salariés ça représente sont multimillionnaire, 01:05:50 Thomas Rayrat Mais si imagine c'est 100 salariés, 100 salariés devenus millionnaire ou multimillionnaire. Bah mine de rien, ça commence à peser parce que si ces 100 là et recréer une boîte ne serait-ce qu'avec 10 personnes, Enfin tu vois, c'est je veux dire, ça repart, Ça alimente et là il y a et là il y a moyen. Donc forcément, bah il y a des parties qui vont partie, Il y en a une partie qui va partir et qui va aller monter d'autres boîtes aux US, Et cetera. Mais bah faut voilà, Faut-il y a une, il y a une petite vague et donc l'Europe a pas perdu encore, 01:06:22 Speaker 2 L'Europe a pas perdu en juin, On parlait de 2 ans. Là, on est à 2 ans moins 3 mois, Mais on n'a pas perdu. Il y a une vague qu'il faut essayer de prendre, Il faut surfer sur cette vague et je pense qu'il faut qu'on garde en tête que on est tous des surfeurs. quoi. Il faut tous qu'on surfe sur cette vague là et qu'on tire les choses dans le même sens. C'est aussi dans nos choix. Du coup, en tant qu'entrepreneur chef d'entreprise, Faut que ce chiffre de 11% il change pas uniquement par politique mais par. 01:06:52 Speaker 2 Protection de nos données notamment. Et j'aime bien dire que la souveraineté, C'est pas juste fabriquer tout seul, Mais c'est savoir sur quelle couche on refuse de demander la permission. Donc derrière, il faut choisir où on commence à mettre de la souveraineté, De la propriété, et cetera. Et ça va se faire étape par étape. Ça part du aussi du bas, C'est à dire que y a des choses qui peuvent arriver du haut de l'Europe, Mais du bas. Il faut aussi que cette conscience collective. 01:07:23 Speaker 2 De choisir et de sélectionner nos fournisseurs, Bah ça c'est dans nos mains. Pour le coup, on a, On est acteur sur ça. 01:07:29 Thomas Rayrat Non mais clairement, clairement, le on doit-on doit et on participe avec Contrib à cette prise de conscience et on a vraiment, Oui, oui, on a, On a vraiment quelque chose à faire, Y a plein de, on a plein de talents, On a plein de, on a plein de têtes bien faites, On a plein d'entrepreneurs, On a et il faut et il en faut-il en faut. En plus, et il faut que les entrepreneurs et chacun, À chaque fois qu'on prend une décision sur un outil, Bah voir si s'il y a pas son pendant, 01:08:03 Thomas Rayrat Son pendant en souveraineté et son pendant, Je veux dire fonctionnel, bien fait ou en open source, En ou en open source que vous que vous hébergez au moins. En France, parce que certes, Oui, bah le les modèles, Les modèles chinois, j'ai enfin je trouve ça très bien, Ils sont open source, bah il faut en profiter. On est dépendant parce qu'on peut, Les évolutions dépendent d'eux, Donc le modèle il est un peu figé au moment où on l'a, Mais autant l'utiliser et autant l'utiliser. Et par contre, ça veut dire qu'il faut-il faut aller créer aussi. 01:08:33 Thomas Rayrat Bah tout ce qui vont être les harnais, Les logiciels qui vont autour, Qui permettent d'utiliser ces modèles-là, Et on a la, on a la main aujourd'hui, On a les moyens pour le coup. Grâce à l'i. A de pas de pas être dépendant sur tout le temps. Donc ouais, reprenons le. Reprenons le contrôle de notre destin. Ça sera la conclusion de cet épisode. 01:08:56 Speaker 2 Allez, et on n'oublie pas, 01:08:58 Thomas Rayrat On s'abonne, On clique, On partage, même si tu es peut-être un petit peu un épisode grognon aujourd'hui. Mais on y va, On partage, 01:09:09 Speaker 2 On partage. Mais justement, hésitez pas aussi en commentaire à nous donner la façon dont vous voyez les choses. Si justement aujourd'hui, quand vous choisissez un. Un Un fournisseur, Vous posez la question de qui il y a derrière, Si vous êtes propriétaire de vos données, Si vous avez qu'est-ce qui se passe si ce fournisseur s'arrête du jour au lendemain comme on l'a vu avec Anthropic y a quelques mois.? Voilà, n'hésitez pas à nous partager ça parce que voilà, On est pessimiste en disant que y a que 11% des chefs d'entreprise qui sont concernés par ce sujet-là. J'imagine que dans les auditeurs de Contrib, 01:09:40 Speaker 2 Y en a plus. Donc poussez aussi des commentaires dans ce sens-là et dites-nous votre vision des choses exactement. Allez, bonne journée à tous et à la semaine prochaine pour la semaine prochaine du coup. 01:09:51 Thomas Rayrat Ouais, et là on a des gros épisodes qui arrivent. Abonnez-vous. 01:09:55 Speaker 2 Ouais, on fait un peu de making of la semaine prochaine, On tourne des 2 épisodes en présentiel à Paris avec des beaux invités. 01:10:05 Speaker 2 Allez, merci Christophe, ciao. 01:10:21 Speaker 2 Bon, bah ma foi, je sais passer assez vite.